J'ai tant de fois renié ma vie. Jusqu'au jour ou naïvement j'ai cru que tout irait mieux, que ça y est enfin je l'aimerais cette putain de vie. Mais me revoila face au mur, le même. Tout blanc, tellement qu'il fait mal aux yeux, il m'éblouit, me fait tourner la tête jusqu'à me faire tomber. Dites moi il correspond à quoi ce mur ? Nan je ne tomberais pas, pas cette fois. Alors je me retiens à lui, à toi, à eux. Eux, ô oui eux. Mais qui sont-ils ? Finallement je ne suis pas sur qu'ils soient des bons appuis. Ils me font vasciller, me font pleurer et c'est ça qu'on apelle l'amour. Je cris, je hurle, je gueule mais personne n'entend rien juste moi, dont mes propres échos résonnent à mes oreilles. Il est parti, il s'est enfuit. Reconstruire sa vie. Sans moi, sans elle, sans nous. Il vit ailleurs, loin, très loin, trop loin. Je peux le voir, lui parler mais je n'y arrive pas. Pourquoi ? Et encore cette question. Elle ne cesse de me hanter depuis cette foutue année ou tout à basculer. Il s'est enfuit comme j'ai voulu m'enfuir. Mais ils m'ont retenu, et je ne comprends toujours pas. Qu'est-ce que je fais là, pour qui, pour quoi ? Ils m'ont attrapé les mains, ont tiré vers le bas, ô oui vers ce bas-monde et depuis je suis prisonnière, de leur vie et de mon chagrin. Et je ne dis rien. A quoi bon je n'ai plus le choix. Partir, rester, revenir ... Moi je voulais juste m'enfuir comme elle s'est enfuie, comme il s'est enfuit. Mais personne ne comprend ça. Pourquoi lui a t-on donné le droit à lui, et pourquoi pas moi ? Ils auraient du me laisser vivre à ma manière. Ici rien ne me va, ici je ne suis pas moi. Je le savais, je le sais. Et personne ne comprend. Tout ces soirs ou la vie m'angoisse, tout ces soirs ou l'idée de me faire mal m'obsède. Ils disent juste « dors avec moi », « pourquoi tout retombe sur moi ». Juste parce que ici je ne suis pas moi, parce que je ne peux pas dormir dans ce monde la. Mais dites moi pourquoi lui et pas moi ? Je ne comprends pas. La vie pour moi c'est pas ça.




